Taiko – 太鼓

Lyu Taiko, groupe de taiko jouant des musiques japonaises traditionnelles sur des wadaiko.
Le groupe Lyu Taïko au festival Nishiki Japan de 2025

Utilisé en France à la fois pour désigner l’instrument de musique à percussion et la pratique, le mot « taiko » signifie en fait « gros tambour ». Le terme spécifique est wadaiko (和太鼓, « tambour japonais »).

Le corps du taiko est composé d’une seule pièce, souvent en bois de keyaki, l’orme japonais. Réputé pour sa dureté et la beauté de ses nervures, il est considéré comme le meilleur matériau pour cet instrument. Après avoir été coupé, évidé et courbé, le corps du taiko est séché pendant plusieurs années dans un lieu de stockage dont la température et le taux d’humidité sont contrôlées.
Après le rabotage et le ponçage de la face extérieure, l’intérieur du corps est sculpté de motifs complexes qui donneront la couleur du son final. Mais ceux-ci ne sont pas destinés à la contemplation puisque la kawa, membrane en peau de buffle fixée à la main avec des clous, va totalement les recouvrir. Les motifs peuvent alors seulement s’imaginer par le timbre et la résonance du taiko. L’extérieur du corps est ensuite laqué, teinté et orné de poignées décoratives.
Les bachis, les baguettes, sont également en bois. Il est sélectionné selon l’intensité de la frappe attendue : lourde avec du chêne, douce avec du cyprès.

Présent depuis le VIe siècle au Japon, le taiko a eu différentes utilités. Religieuse d’abord puisqu’en jouer était un moyen d’appeler les kamis, divinités shintoïstes, sur Terre. Il était également employé sur les champs de bataille afin de communiquer des ordres et encourager les soldats. Le taiko s’est ensuite popularisé et sa pratique s’est enrichie grâce au théâtre nô et kabuki dont il accompagnait les représentations. De nos jours, il est présent dans les matsuri, festivals populaires très prisés au Japon.

Lors de la deuxième édition du Nishiki Japan, nous avons eu le plaisir d’écouter la performance de Lyu Taïko, association promouvant la pratique du taiko japonais à Montpellier. Elle a été cofondée par Ikuko Suzuki, joueuse de shinobue (flûte japonaise), et Luc Verdier, formé par le maître Shintaro Sendo et ancien joueur du groupe Busaïku. Accompagnant la performance de calligraphie puis la danse bon odori, le groupe a magnifiquement interprété des chansons traditionnelles.


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